Nous demandons l'ouverture d'un débat parlementaire et d'une étude d'impact sur la création d'un registre public encadré des personnes définitivement condamnées pour crimes sexuels sur mineurs, sur le modèle des dispositifs étrangers (Megan's Law et registre fédéral aux États-Unis, divulgation contrôlée au Royaume-Uni).
La France dispose déjà du FIJAISV, mais il n'est pas accessible au public. Nous demandons que la loi définisse les conditions dans lesquelles certaines informations pourraient être rendues accessibles, de manière encadrée, proportionnée et contrôlée par la CNIL, afin de mieux protéger les enfants.
Cette réforme devrait viser les seules personnes définitivement condamnées, exclure les suspects, protéger les victimes, prévoir des voies de recours et d'effacement, limiter la durée d'inscription, sanctionner tout usage de harcèlement et mesurer publiquement ses effets réels sur la prévention de la récidive.